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Le député des contribuables
Mais c'est le mercredi 28 mai 1986 que Jean-Claude MARTINEZ, député
de l'Hérault, dépose l'amendement historique. Il demande que les députés
et sénateurs paient l'impôt sur le revenu comme tous les citoyens.
C'est la première fois, dans l'histoire de la République, que l'on
propose l'imposition des parlementaires. Alain Juppé, ministre du budget
parle de démagogie. Mais, quelques années plus tard, l'amendement
Lamassoure devra rendre hommage à Jean-Claude MARTINEZ, le précurseur,
en introduisant l'imposition des parlementaires.
Mais, en même temps, Jean-Claude MARTINEZ fera voter, le 17 octobre
1986 et le 14 octobre 1987, pour la première fois depuis 1914, un
amendement de suppression de l'impôt sur le revenu demandé par nombre
des prix Nobel d'économie, de James Meade l'Anglais à Modigliani
l'Américain, en passant par le Français Maurice Allais.
C'est le combat é conomique et scientifique de Jean-Claude MARTINEZ.
Il va consacrer à la réforme fiscale son œuvre scientifique avec une
multitude d'ouvrages scientifiques, de colloques internationaux,
d'articles et le best seller "Lettre ouverte aux contribuables" qui, en
1985, consacre Jean-Claude MARTINEZ, chef de file de l'école française
des Reaganomics.
Il crée alors l'ASIREF, l'Association pour la Suppression de l'Impôt
sur le Revenu Et la Réforme Fiscale, le premier mouvement français de
défense des contribuables avec une lettre mensuelle qui n'a jamais cessé
de paraître.
Jean-Claude MARTINEZ parcourt la France et le monde au service de la
réforme fiscale. On le trouve sur toutes les tribunes, invité par toutes
les organisations professionnelles, du CIDUNATI au CNPF du Président
Gattaz.
Avec son débat télévisé mémorable de 1985, chez Michel Pollack,
opposé au ministre socialiste du budget d'alors, Henri Emmanuelli, il
popularise le combat pour la suppression de l'impôt sur le revenu.
Le Professeur Jean-Claude MARTINEZ ne cesse de mener le combat sur
tous les fronts. À l'université, avec ses étudiants qui devienn ent "fiscaux-martineziens".
Les séminaires de doctorat, du vendredi soir, au Panthéon, sur la
politique fiscale comparée, sont un creuset où des chercheurs de
différents continents viennent suivre les conférences du Professeur
Martinez. Une Marine Le Pen, étudiante, a suivi aussi ces séminaires,
avant d'être l'élue que l'on sait.
Avec ses chercheurs, venus de différents pays, Jean-Claude MARTINEZ
créera les Universités fiscales européennes de printemps où se
construit, d'année en année, la nouvelle école fiscale internationale
diffusant une pensée construite sur la liberté.

Maurice Lauré, l'inventeur de la TVA, l'impôt qui a gagné toute la
planète, Chine comprise, à l'exception des USA, amènera jusqu'à sa mort,
en 2002, sa contribution à ces recherches pour la liberté fiscale aux
côtés du Professeur Jean-Claude MARTINEZ à qui il remettra, en 1988, le
Prix Renaissance de l'économie en présence du ministre d'État de
l'économie et des finances E. Balladur.
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