INONDATIONS EN LANGUEDOC ROUSSILLON ET PACA
JEAN-CLAUDE MARTINEZ
député européen du Languedoc-Roussillon
DEMANDE VÉRITÉ ET JUSTICE POUR LES SINISTRÉS
Montpellier 04/12/03
Des morts, des milliers de personnes souvent âgées devant quitter
leurs maisons inondées, les routes et les voies ferrées dévastées, les
entreprises sinistrées, les vignes submergées, l'environnement saccagé
et l'économie du grand Sud ébranlée.
EST-CE VRAIMENT UNE CATASTROPHE
UNIQUEMENT NATURELLE,
IMPRÉVISIBLE ET INSURMONTABLE ?
Pourquoi cette catastrophe se renouvelle régulièrement, avec encore
les mêmes inondations en septembre et les années précédentes dans le
Gard, l'Aude, le Vaucluse, l'Hérault...?
Parce que notamment 150.000 hectares du vignoble du
Languedoc-Roussillon, qui jouaient le rôle de bassin d'absorption et de
rétention des pluies diluviennes, ont été emportés et arrachés par le
flot des vins de l'hémisphère sud se déversant sur l'Europe qui a
supprimé, au nom du libre-échange planétaire, ses digues douanières.
Parce que aussi le transfert des 3ème âges de l'Europe du Nord
(néerlandais, belges, anglais...) vers les terres de notre grand Sud a
entraîné une urbanisation croissante et une disparition de nos terres
agricoles se transformant, au fil des emprises, constructions et
bétonnages, en autoroutes de ruissellements massifs.
Mais alors, la Commission de Bruxelles qui nous transfère des charges
doit nous transférer aussi les financements budgétaires équivalent pour
y faire face.
D'autant qu'en 1997, pour éviter les crues du Rhin, le budget
européen a financé des kilomètres de digues en Rhénanie du Nord, pour un
coût de 4,9 millions d'euros dont 900 000 payés par les contribuables
français.
Si l'Europe de Bruxelles peut donc financer les digues sur le Rhin,
elle doit financer aussi les digues sur le Vidourle, l'Hérault, l'Aude
ou le petit Rhône en Camargue.
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