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JEAN-FRANÇOIS COPPÉ :
UN MENSONGE UMP DE PLUS
JEAN-CLAUDE MARTINEZ
député européen du Languedoc-Roussillon
COMMUNIQUE
Montpellier 21/01/04
Lors de la présidentielle de 2002, J. Chirac avait promis, croix de
bois, croix de fer, s'il mentait il irait en enfer, que la TVA sur la
restauration serait baissée de 19,6 à 5,5%. Depuis le grand public sait
que la compétence fiscale en matière de TVA ne relève pas de Paris mais
de Bruxelles.
Le mardi 20 janvier 2004, lors de l'émission "France Europe Express"
sur FR3, le porte-parole du gouvernement UMP a récidivé dans la
manipulation électorale de la "naïveté européenne" de nos concitoyens.
On l'a entendu en effet s'auto satisfaire par anticipation, de sa
capacité à aller chercher à Bruxelles, à partir du 28 mars 2004, "des
fonds européens" à déverser sur la région Île-de-France dont il serait
par hypothèse le président.
Or, ces fonds européens, pour 2000 à 2006, ne dépendent en rien de la
volonté de J-F Coppé ou de qui que ce soit. Ils ont déjà été fixés en
effet en mars 1999 au Conseil européen de Berlin où la région
Île-de-France n'a ramassé que les miettes que l'Espagne ou l'Irlande ont
bien voulu nous laisser. Soit pour six ans, de 2000 à 2006, 142,3
millions d'euros au titre de l'Objectif 2 des fonds structurels. Même en
y ajoutant l'aumône de 50,2 millions d'euros, toujours en six ans, au
titre du programme d'initiative communautaire URBAN II, dont bénéficient
une demi-douzaine de communes, de Clichy-sous-bois à Mantes-la-Jolie, il
n'y a guère d'intérêt à vouloir jouer les VRP mendiants en déplacement à
Bruxelles.
D'autant que non seulement ces sommes déjà bien modestes sont en fait
financées à 18 % par le contribuable français, mais qu'en plus et
surtout, pendant les six ans où la région Île-de-France a récupéré cette
misère de 200 millions d'euros, la France entière aura perdu au minimum
plus de 12 milliards d'euros du fait de notre participation à l'Union
européenne.
Et ce n'est que le début de l'hémorragie. Pour 2007-2013, la perte
budgétaire subie par la France pourrait atteindre plus de 30 milliards
d'euros sur la base d'une perte moyenne non plus de 2 milliards d'euros
par an aujourd'hui mais de 5 à 6 milliards. Dans ces conditions, plutôt
que d'envisager de multiplier les voyages à l'infini à Bruxelles, de
2004 à 2010, J-F Coppé, ferait mieux tout simplement de s'adresser à
l'Élysée. C'est là qu'il y a des milliards à récupérer pour l'ensemble
des français en prenant la décision de refuser l'hémorragie fiscale
européenne.
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