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JEAN-CLAUDE MARTINEZ
député européen du Languedoc-Roussillon
communique :
Derrière le fumigène de la Turquie
L'EXCLUSION DE LA FRANCE DU POUVOIR MONÉTAIRE
EUROPÉEN
Montpellier 02/06/04
Pendant que les socialistes jouent à l'Europe sociale et que, de
l'UDF à Ph. De Villiers, Charles Pasqua et même l'UMP, on abuse la
galerie des électeurs en faisant semblant de s'opposer à une admission
de la Turquie, qui sera pourtant officiellement recommandée par la
Commission européenne dans un rapport déjà rédigé pour être publié en
octobre 2004, la France est en train d'être privée, dans le secret, de
son droit de vote sur les décisions monétaires capitales de la Banque
Centrale Européenne. La politique monétaire de l'Europe, en effet,
avec les conséquences dramatiques que les Français supportent dans la
récession économique d'aujourd'hui, est décidée par le Conseil des
gouverneurs de la Banque Européenne de Francfort. Parmi ses 18 membres
figure le gouverneur de la Banque de France qui a le droit de vote sur
toutes les décisions monétaires clefs comme la fixation des taux
directeurs qui étouffent ou libèrent l'économie. Or, sous prétexte de
l'arrivée, un jour, au sein de ce Conseil, des 10 gouverneurs des
banques centrales de l'Est, et pour le motif aberrant de faciliter les
décisions futures, J. Chirac a accepté, le 21 mars 2003, en Conseil
européen, que la France puisse être privée bientôt de son droit de vote
sur les décisions monétaires conditionnant toute la vie économique de
l'Europe. Et donc la vie quotidienne des Français. Au sein du Conseil
des gouverneurs, par rotation, la France va abandonner ainsi son droit
de vote à l'Espagne, aux Pays-Bas ou à l'Italie. Privant par avance la
France de pouvoir dire oui ou non aux politiques monétaires européennes,
engendrant soit la récession, soit, au contraire, la croissance. Cette
décision folle vient d'être approuvée, le 13 avril 2004, à l'Assemblée
Nationale, par les UDF, les Verts, les socialistes et l'UMP emmenée par
Pierre Lequiller, le propre directeur de la campagne européenne du parti
d'Alain Juppé contre l'admission, dit-il, de la Turquie, mais pour la
privation, là, du droit de vote de la France sur l'économie. Le 13
juin, les chômeurs, les entrepreneurs, les recalculés, les recalés, les
écartés, les rationnés et les électeurs savent à quoi s'en tenir. Pas un
seul vote pour ces partis qui ont privé la France de son droit de voter. Menu :
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