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16 milliards
d'euros chaque année aux contribuables français, soit 105 milliards de
francs
Et une perte de 3,4
milliards d'euros entre ce que l'on verse à Bruxelles et ce que l'on
reçoit de Bruxelles
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L'EUROPE DES INJUSTICES
D'ACCORD ? PAS D'ACCORD ?
Ecrivez-moi et dites-le moi
La Galicia espagnole
avant la Lozère ou l'Aveyron ?
La Rhénanie avant
Sommières et le Gard ?
L'injustice budgétaire européenne
EUROPE DES REGIONS OU DES SPOLIATIONS
La Galicia, en Espagne, est enclavée. Pas plus que la Lozère en
France ou que le Lot.
En 1997, pour désenclaver cette zone montagneuse espagnole, on a
construit une route nationale de 300 km de la frontière portugaise à la
province de Leon.
La Galicia avant la Lozère
Le coût a été de 856 millions d'euros. L'Europe a payé 728 millions
financés par la France à concurrence de 131 millions d'euros. Tout cela
au titre d'un fonds de cohésion ouvert en 1992 pour financer l'Espagne
et acheter son vote positif au traité de Maastricht. À ce prix-là, on
pouvait construire l'autoroute Mende-Montpellier. Là aussi pour
désenclaver.
L'embouteillage à 8 millions
À y être, pour désengorger la ville de Las Palmas, aux Canaries, qui
connaît des embouteillages de 68 800 voitures par jour, une bretelle de
contournement a été construite pour un coût de 51,3 millions d'euros.
L'Europe a payé 43,6 millions financés par la France à concurrence de
8,8 millions. Là encore, au titre du fonds de cohésion qui a été un
fonds de corruption des électeurs. Mais, à ce prix-là, Bordeaux aurait
pu aussi vouloir faire sauter ses bouchons de circulation.
Le Rhin avant le Vidourle
Le Rhin a débordé. En 1993 et 1995. Mais le Vidourle, en France, dans
le Gard, aussi en 2002. Pour canaliser le Rhin, on a construit, en 1997,
une nouvelle digue de 2,5 km en Rhénanie du nord. Le coût est de 26
millions d'euros. L'Europe a payé 4,9 millions financés par la France à
18 %. Soit 900 000 euros. À ce prix-là, il y avait une digue pour
protéger la Camargue du Rhône.
Les pauvres en compétition
Et l'on pourrait continuer ainsi avec les déchets à Vilnius, comme
s'il n'avait pas une décharge à moderniser à Lattes dans l'Hérault,
l'Internet pour les Andalous ou les écoles primaires en Grèce quand les
vieux ont soif et des services sociaux dans les banlieues de Turin,
comme si la Paillade, à Montpellier, ou le Mirail de Toulouse n'avaient
pas de banlieues.
C'est l'Europe des régions, des fonds structurels et de la cohésion.
Mais au nom de quoi le pauvre d'ici doit se réjouir des cadeaux au
pauvre de là-bas ? Au nom de la solidarité européenne ? Mais le pauvre
d'ici invoque, lui, la solidarité nationale. Qui doit primer ? Qui doit
être préféré ? |
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