Décembre 2003
Le faux débat :
Turquie, pour ou contre
l'adhésion ?
Le vrai débat :
Turquie, de quel prix
va-t-on payer son adhésion ?
Cette vérité vous est cachée. Mais regardez ces deux
documents :
- D'abord, un rapport de 48 pages de la Commission européenne, du 5
novembre 2003, portant le code COM (2003) 676 final. Il dit tout de
l'arrivée turque.
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- Ensuite, un rapport de 164 pages qui fixe la feuille de route de
l'adhésion.
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Je vous résume ici ces rapports qui disent le choc et le supplément
de chômage, d'austérité et de misère que nous allons subir. Au
détriment des plus faibles, des malades, des marginalisés, des
chômeurs et des vieux que l'on va continuer à sacrifier et à laisser
mourir pour accueillir et assister les 69 millions de pauvres que
l'adhésion turque nous amène. Sans parler, bien sûr, de ce que vous
savez : islamisme et attentats.
Inflation, déficits, dettes…
LES FINANCES TURQUES
La Turquie arrive dans l'Union avec ses 69,6 millions d'habitants
et attentats. Même si les dirigeants européens cachent la vérité à
leurs opinions publiques apeurées, l'adhésion turque est acquise. La
décision a été :
- Prise au Conseil européen d'Helsinki en décembre 1999
- Confirmée au Conseil européen de Bruxelles en octobre 2002
- Reconfirmée au Conseil européen de Copenhague en décembre 2002
- Reconfirmée encore au Conseil européen de Thessalonique en juin
2003.
Par peur des électeurs, les dirigeants européens ont fixé à
décembre 2004, après les élections européennes du 13 juin 2004,
l'annonce de l'adhésion de la Turquie avec une admission après la
Roumanie et la Bulgarie en 2007. Concrètement, la Turquie sera le
28ème membre de l'Union six ans au plus tard.
1 MILLIARD
D'ores et déjà, la Turquie est associée à tous les organes,
agences et politiques de l'Europe. Elle a même des observateurs au
Parlement européen. Ses fonctionnaires des impôts et des douanes
sont aussi formés avec les autres fonctionnaires des 25 au sein des
programmes appelés Fiscalis et Douanes 2007.
Mieux, la
Turquie encaisse déjà de Bruxelles. En 2004, 250 millions d'euros
sont versés à Ankara. 300 millions suivront en 2005 et 500 millions
en 2006. La France contribuant à concurrence de 18%, nous versons
donc à la Turquie près de 200 millions d'euros de 2004 à 2006. À ce
prix-là, les 15.000 personnes âgées, mortes en août 2003, auraient
pu recevoir chacune plus de 13.000 euros et rester vivantes !
70 millions d'assistés
En échange de cette adhésion, l'Europe va récupérer 69,6 millions
de Turcs pauvres (5.500 euros annuels par tête contre 24.010 dans
l'Europe des 15) qu'il va falloir assister.
La Turquie nous amène
aussi son déficit budgétaire public de 28% du PIB en 2001, soit neuf
fois plus que le déficit autorisé par le Pacte de stabilité
budgétaire. En 2002, ce déficit public était encore de 10% du PIB.
La Turquie nous amène aussi son inflation de 45% en 2002.
Nous
marions l'Europe avec un partenaire miséreux et surendetté puisqu'en
2004 la dette extérieure brute de l'économie dépassait 204% des
exportations pour atteindre presque 112 Milliards d'euros.
Le taux
de chômage était aussi de 10,4 % Comme l'emploi agricole représente
33,2% de la population active, de deux choses l'une : ou la Turquie
agricole subit le choc de l'agriculture des 15 et, dans ce cas, 30%
des emplois turcs vont disparaître. L'Europe de l'ouest va voir
alors déferler sur elle les millions de paysans pauvres du plateau
d'Anatolie. Ou l'agriculture turque impose un choc à notre
agriculture et nos productions vont se délocaliser en Turquie
achevant la désertification de nos campagnes que l'Europe du nord
finira d'acheter à vil prix, des bords de la Méditerranée au
Périgord.
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